Auto-mutilation du pénis


Mots clés : Automutilation génitale, psychasthénie, toxicomanie, alcoolisme, réparation chigurgicale. Référence : Prog Urol,14, L'automutilation, situation insolite en pratique urologique quotidienne, est un phénomène rare.

Elle auto-mutilation du pénis dans la majorité des cas sur un terrain psychotique mais elle peut être secondaire à l'abus de drogue ou d'alcool. Le traitement et la prise en charge varie en fonction de la sévérité des lésions, du délai de consultation et de l'état mental du patient. Les auteurs rapportent 3 cas d'automutilation dont 1 cas d'amputation du pénis, 1 cas de strangulation par un anneau métallique et 1 cas de castration bilatérale. A travers ces observations, et une revue récente de la littérature, les auteurs analysent les différents aspects psychiatriques médicolégaux et urologiques de cette blessure volontaire.

Les actes d'automutilation des organes génitaux externes masculins sont extrêmement rares et sont potentiellement graves par les complications urinaires ou sexuelles qu'ils peuvent entraïner.

Depuisdate de la première description scientifique [26], peu de cas ont été publiés dans la littérature. Ces mutilations poussent naturellement à la réparation chirurgicale et nécessitent une collaboration étroite avec le psychiatre vu le terrain particulier où elles se produisent.

A travers 3 observations d'automutilation dont un 1 d'amputation du pénis, 1 cas d'étranglement du pénis par un anneau métallique et 1 cas de castration bilatérale, nous ferons le point sur cette affection sur ce phénomène sur le plan anatomopathologique, psychologique et la prise en charge urologique. F, âgé de 27 ans, suivi depuis deux ans pour schizophrénie avec homicide un an auparavant, a été admis auto-mutilation du pénis urgences pour amputation du pénis à sa racine et état de choc hémorragique Figure 1.

muscles du pénis un homme a une érection et une femme

L'examen clinique trouvait un patient calme avec un raisonnement morbide, "conscient" de son acte, mais qu'il n'arrivait pas à l'expliquer. Le patient a été mis sous héparine de bas poids moléculaire et antibiothérapie. Malheureusement, l'évolution a été marquée par une nécrose cutanée avec suppuration de la racine de la verge, ayant conduit au 5ème jour à l'amputation avec uréthrostomie cutanée.

R, âgé de 23 ans, sans antécédents pathologiques particuliers a été amené par la famille aux urgences pour douleur scrotale avec hémorragie. L'examen clinique montrait une ablation des deux testicules avec hémostase imparfaite.

L'automutilation génitale : à propos de 3 cas

Il s'agissait d'un patient calme qui expliquait que les femmes ne s'intéressaient pas à lui et qu'il n'avait donc pas besoin, selon lui, de ses testicules. L'évaluation psychiatrique retrouvait une discordance idéo-affective.

érection partielle chez les hommes pénis sain pénis malade

L'hémostase a été complétée, et on a procédé à un recouvrement cutané. Les auto-mutilation du pénis opératoires ont été simples. Z, B, âgé de 25 ans, sans antécédents pathologiques particuliers, a été admis aux urgences pour rétention aiguë d'urine. L'examen clinique a révélé un patient calme présentant un raisonnement morbide avec un anneau métallique à la base de la verge et un oedème très important en aval de l'anneau Figure 2.

Auto-amputation récidivante du pénis sur terrain schizophrène: à propos d’un cas

Le patient amené au bloc opératoire, l'ablation de l'anneau à l'aide d'une scie fut très laborieuse 2 heures 30 minutes. Cependant, l'ischémie déjà installée a été responsable d'une nécrose et a rendu nécessaire une amputation de la verge le auto-mutilation du pénis Figure 3. Figure 2 : Strangulation par un anneau métallique Observation 3.

  1. Она невольно поежилась, припоминая боль разлуки.
  2. Безусловно.

Figure 3 : Amputation du pénis : aspect post-opératoire, le moignon restant Observation 2. La première autocastration dans l'histoire est rapportée par Lucien de Samosate De Dea Syria XV qui relate l'histoire légendaire de Combatus, jeune syrien d'une grande beauté qui, ayant reçu de son roi la délicate mission d'accompagner la reine Stratonice dans son voyage à Hiérapolis, en Phrygie, décida, afin de désarmer la médisance de s'émasculer auto-mutilation du pénis le départ et d'enfermer ses organes génitaux dans un coffret qu'il confia au roi.

Ce sacrifice lui permit de confondre ses calomniateurs à auto-mutilation du pénis retour et lui valut d'être comblé d'honneurs par le roi. En commémoration de cet événement, des jeunes gens se castraient chaque année dans le temple d'Hiéropolis ou on célébrait la déesse Astarté. Les prêtres eunuques d'Astarté ressemblaient tellement à ceux de Cybèle qui exigeait aussi de ses prêtres l'éviration autocastration que les Anciens avaient tendance à les confondre.

Selon la légende, Cybèle s'était follement éprise d'un bel adolescent, le berger Attis, passion qu'il partageait avec une égale ardeur. Mais Attis vivait sous la juridiction du roi Pessinonte qui avait décidé d'en faire son gendre.

Plutôt que de trahir sa divine maïtresse, Attis préféra commettre l'irréparable : il s'émascula et mourut de sa auto-mutilation du pénis.

Cybèle intervint et ressuscita son amant. Attis devint ainsi le symbole de la renaissance et de l'immortalité. Mais le culte phrygien se trouvait définitivement entaché d'une pratique barbare et sanglante : l'émasculation volontaire des prêtres de Cybèle, les galles. Cette pratique fut tenace puisque des siècles plus tard l'empereur romain Héliogabale Marcus Aurelius Antoniusprêtre du baal solaire, se l'infligeait lui-même [7].

Le culte de Cybèle qui apparaît à Athènes sous Périclès ne connut jamais de succès en Attique, où les Grecs manifestaient auto-mutilation du pénis grand mépris envers les eunuques. L'autocastration d'un zélote de la déesse-Mère qui effectua spectaculairement son geste sur l'autel des douze dieux à Athènes en avant J-C fût même considéré comme un funeste présage, avant coureur de catastrophes. Cybèle fut introduite à Rome en avant J-C et ses prêtres eunuques étaient tous initialement phrygiens.

Son culte, relativement modeste sous la République, prit de l'importance sous l'Empire surtout auto-mutilation du pénis Claude.

Le culte reposait à l'origine à un clergé exclusivement phrygien, le sénat interdisant formellement l'autocastration aux citoyens romains. Dès le 2ème sièclela pratique de l'autocastration rituelle déclina et donna sa place à des mortifications corporelles moins vulnérantes. En général, toutes les grandes religions monothéistes interdisent la castration volontaire. Auto-mutilation du pénis l'ancien testament, toute forme de mutilation est strictement interdite, tout particulièrement la castration ; il est dit dans Deutéronome 23,2 : "Celui qui a les testicules mutilés ou la verge coupée n'entrera pas dans l'assemblée de Yahvé".

Le judaisme condamne fermement toute auto-mutilation, problème abordé à diverses reprises dans le talmud et la Michna. Les conséquences légales de la mutilation sexuelles sont abordés dans le traité Yebamoth 8, Le christianisme, dès le début condamna sévèrement l'auto-castration, non seulement chez les paiens mais chez tous ceux qui, par excès de zèle, interpréteraient à la lettre les paroles de l'évangéliste Matthieu XIX, 12 : " Que celui qui peut comprendre comprenne!

Le caractère énigmatique de ces paroles explique l'engouement suscité par ses célèbres versets qui vont inspirer toutes les entreprises automutilatrices mystiques du monde chrétiens, depuis les valésiens, disciples d'Origène d'Alexandrie - père de l'église auto-mutilation du pénis, qui en s'automutila - jusqu'aux Skoptzis - qui constituaient une secte religieuse chrétienne dont les acolytes se castraient volontairement pour racheter le péché originel, commis par Adam et Eve, en passant par les psychotiques délirants de tous les temps [21].

Il va de soi que le célibat et la chasteté demandés par Mathieu n'avaient rien à faire d'une authentique castration, ce qui explique que, dès les premiers siècles, l'église fustigea sans équivoque des personnages tels qu'Origène. A rappeler la décision du concile de Nicée, enselon laquelle auto-mutilation du pénis à la prêtrise était formellement interdit à tous ceux qui s'étaient castrés volontairement [5, 6].

Sous presse. Épreuves corrigées par l'auteur. Son diagnostic est clinique et sa prise en charge implique une action coordonnée des urologues et des psychiatres. Également, une nécrose de la verge strangulée a été observée dans un cas et a également nécessité un deuxième temps opératoire avec une amputation de la verge nécrosée et une urétrostomie cutanée. Avec nos conditions les résultats sont mitigés et la réimplantation pénienne devrait se faire idéalement sous microscope avec un chirurgien expérimenté.

A l'Islam, ni la circoncision, ni les incisions rituelles, ni la castration ne sont mentionnés dans le Coran [20]. Discussion Les automutilateurs, sous le coup d'une morbidité psychique, peuvent porter leur violences sur un point quelconque du corps. Mais les organes génitaux sont surtout l'objet de leur fureur.

La castration volontaire, l'autoeunuchisme, est très fréquent chez eux. Ces déséquilibres agissent isolément, chacun de son côté ou bien ils appartiennent à des sectes comme les Skopzis russes [21]. Ce sont là des conceptions délirantes, les effets d'une mentalité morbide.

Ce sont des psychopathes, des hystériques, des alcooliques, des pervertis sexuels, des mélancoliques anxieux avec de la négation. D'où l'automutilation surtout sous la forme d'eunuchisme. Cette automutilation est souvent associée à des conceptions religieuses morbides [9]. L'automutilation n'est pathognomonique d'aucune affection particulière. On l'observe dans toute une variété d'états morbides, depuis les manifestations apparentes les plus frustres telles que le grattage ou les plus spectaculaires telles que l'énucléation d'un oeil ou l'autocastration, jusqu'aux déroutants tableaux de la conservation hystérique et de la la mythomanie chirurgicale.

Dépassant le cadre des spécialités médicales et des catégories nosologiques, l'automutilation couvre l'ensemble auto-mutilation du pénis champs médical. De même, en marge de la psychopathologie, dans le domaine limite des perversions sexuelles et religieuses, la mutilation volontaire est tout à la fois présente dans les extases cliniques et mystiques.

Les modèles explicatifs de l'automutilation qui s'inscrivent dans une perspective neurobiologique font appel à des mécanismes neurohormonaux d'autoconservation. Les conceptions psychanalytiques de l'automutilation considèrent ce phénomène multiforme comme l'expression de la dramatisation des processus de lutte contre l'anéantissement prenant racine dans la dépression initiale et réactivés comment utiliser la gaine pénienne la situation oedipienne.

Processus dominés par les notions de narcissisme et de masochisme primaire, les auto-mutilation du pénis auto-vulnérants s'intègrent dans la dialectique de la castration.

Il s'agit pour certains d'entres eux, à l'instar de bon auto-mutilation du pénis de mutilations sociales, de gestes propititoires.

Plusieurs dénominations ont été utilisées pour décrire cette affection : Complexe d'Eshmum par Lewis en [17] en rapport avec une croyance phénicienne ou encore "syndrome de Klingsor" par Ames [4] mais c'est Ströch [26], en qui fit la première description auto-mutilation du pénis en rapportant le cas d'un patient de 27 ans qui s'automutile du fait du manque de succès auprès des femmes.

L'incidence de cette affection est mal connue puisque selon Lennon [16], la majorité des cas ne sont pas rapportés par le malade ou la famille. L'automutilation peut survenir chez un patient psychotique ou non psychotique [29] avec une nette prédominance masculine [2, 14] des cas ont été rapportés chez la femme [3].

Un certain nombre de facteurs sont communs : intense et profonde confusion sexuelle, sensation de culpabilité ou de sous-estime de soi, perte de la notion de l'intégrité physique, refus du pénis, sensation d'être une femme. Les auto-mutilations intéressent les bourses, leur contenu et le pénis.

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Le type de lésion varie allant de la simple lacération cutanée lame, cheveu étrangleur jusqu'à l'ablation des testicules et du pénis partielle ou complète. La auto-mutilation du pénis du pénis peut entraïner une ischémie responsable d'une nécrose ; celle-ci peut survenir à l'occasion de manipulations "perverses", anneau de rideaubague mais aussi les anneaux utilisés dans les techniques de pompes à dépression pour le traitement de l'impuissance.

Le premier geste est l'ablation du matériel ischémiant.